.... Je décidai donc qu'un peu de schizophrénie me ferait le plus grand bien.

.... Je décidai donc qu’un peu de schizophrénie me ferait le plus grand bien.
Photo > A. Brody & K. Stewart (In The Land of Women)

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Dès que le soir atteint son paroxysme ; la nuit profonde, lorsque minuit se dessine puis se perd, que les yeux somnolent devant l'écran, que la tête s'échauffe, que le corps dans sa tiédeur s'appesantit,
je revois le premier acte, l'ébauche primaire de ce qui allait donner lieu à ce que nous avions été.
Un accouchement ! Une avancée clandestine d'un inconnu mystérieux vers un nouveau monde inexploré ! Un état brut, originel, nous avait conduits à une forme subtile et artificielle qui n'allait finir qu'en détritus, qu'en merde. Ça remue, ça rampe. Une couleuvre au fin fond de l'âme.
La croisée semble tricolore ; bleue, rose, verte ... Le cadre parle ! Sens troublés, encéphale péniblement douloureux et jambes vacillantes. Je m'écroule. Par le matelas, dans ses draps, je me laisse avaler, m'abandonne à la jouissance scabreuse d'un émoi lancinant ...

Non, je ne suis pas stone !
l Blue Foundation - Eyes On Fire

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 18:44

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 11:00

Ce qu'on aime le mieux ne ressemble jamais à ce qui nous plaît davantage ... .

Ce qu’on aime le mieux ne ressemble jamais à ce qui nous plaît davantage … .
Photo > Teddy John & Sabrina Aldridge (Fashion Celebrities)

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La City des ponts s'en sort malgré les divergences climatiques en ce début d'hiver. Les corbeaux qui errent entre les gros rochers n'en finissent plus d'augurer aux vieillardes les interstices macabres d'un futur «présupposé». Lui, dans tout cela, il observe le passage du temps. Au souffle des courants, des brises, il piétine, clapote sur la surface qui recouvre le tout. Ce «tout» qui représente ce qui est le plus craint de nous-mêmes L'ennui est là ! Il permet de naviguer sans chavirer et de demeurer éthéré. Les journées hivernales, ensoleillées depuis quelques temps, trompent sa vision, son humeur, sa raison. C'est fou ce que la nature peut être parfois fourbe! Les images quotidiennes qui aménagent son présent n'ont plus de logique dans un tel déploiement d'envies naturelles ! Est-ce un détournement naïf et sot d'un chemin raisonnable ? Une exploration impulsive et juvénile un peu tardive ? Ou un emprunt délibéré d'une voie différente afin de se sustenter en « vécu » ? ... Méli-mélo !

l The Raveonettes - The Christmas Song

# Posté le lundi 29 décembre 2008 10:06

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 10:25

.Au grand bonheur des âmes !

.Au grand bonheur des âmes !
Début Novembre

Je dégueule. C'est tout ce que je me vois faire quand j'entends le bruit de ce beau monde. C'est immonde ! C'est au départ de silencieuses mitraillettes clairsemées dans le tumulte, puis ça prend vite l'ampleur d'une fusillade. C'est mon peloton d'exécution. Je suis fait ! Fuir n'est pas permis, succomber serait lâche, résister ne serait que forfanterie. Ça monte ! Du fin fond de l'obscurité de mes tripes, ça hurle. C'est dégueulasse. C'est comme du venin. Ces voix exacerbent son âpreté, exaspèrent sa sévérité. Elle est là !

l Yeah Yeah Yeahs - Date With The Night

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 12:45

Modifié le lundi 29 décembre 2008 10:27

.Pensées saccadées .

.Pensées saccadées .
Photo > A. Kapranos & N. McCarthy (Franz Ferdinand)
Fin Octobre.

J'envie certains et certaines qui peuvent encore raisonner. Je n'y arrive décidément plus ! Abruptement, je me force à me comprendre, ou à croire que je me comprends ... mais le fait est que l'incohérence s'incarne en chaque parcelle de moi depuis un moment déjà. Je ne fais plus, mais me fait faire les choses. Je ne connais plus de hiérarchie dans mes impressions, mes désirs, mes craintes. Je ne veux plus rien entreprendre. Quitte à ne pas pouvoir « être », autant éviter de « paraître » et tout simplement
« disparaître ». Hypocrisie ! Quand tu deviens un jeu infect ma chère !


l Rooney - When Did Your Heart Go Missing

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 12:08

Modifié le mardi 30 décembre 2008 09:02

.A Voice Within .

.A Voice Within .
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C'est transperçant, remuant, épuisant. Ça se dresse comme un pique, un aiguillon. Ça frappe la nuit, lors de cette torpeur, cette douleur, ces courbatures. La gorge nouée, les yeux béants, les larmes affluant des parties les plus anodines du corps, le silence éminent, l'âme mise à nue devant soi, la peine est là. Elle est ennuyeuse, insipide, sans saveur, elle ne marque que cet infâme passage d'un tout à un rien. Elle est symbolique, métaphysique, trop émotionnelle et personnelle. Elle répugne toute fierté et rebute toute colère. Je la hais ! Elle est agaçante ! Je la sens tangible et inexistante à la fois, elle couvre ma lucidité d'un linceul d'ambiguïté dans ce va et vient persistant.
Mon « moi » est vain, car elle est là. Je la hais !
Je suis son esclave, je me tue à l'identifier chaque jour.
Je la hais ! Elle m'oblige à avoir mal pour espérer à nouveau.
Je la hais ! Elle est si nécessaire !



l Missy Higgins - Where I Stood

# Posté le mardi 14 octobre 2008 19:29

Modifié le mardi 14 octobre 2008 19:40