Plus le temps passe, plus je me rends compte que c'est dur de faire « table-rase » de quelque chose. Une image passée (involontairement perçue), un souvenir, une situation vécue ... ou encore des reproductions, approximativement proches d'une pseudo-réalité rétrospective, issues de rêveries ... Peu importe ! C'est toujours là. Ça persiste ; ça revient tel un boomerang. Le coup n'est pas plus violent que la fois précédente. La même bande qui passe sur fond blanc égare les yeux, désarme la conscience, plonge le cerveau dans une affreuse réminiscence et nuit à toute tentative de retour vers le présent. Une nouvelle échancrure se crée dans le c½ur et épouse celles d'avant, une céphalée électrique et bourdonnante manque de faire gicler la boîte crânienne et l'aigreur acidulée du « vivre avec » balaye les résolutions du processus de « Tabula-Rasa ».
