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> Tell me a lie, tell me a story, tell me anything don't you worry ...


Le Crier, l'hurler, le brailler. Par moments, on en ferait un air à fredonner, des cantiques à psalmodier, des odes et des virelais à déclamer. C'est une vérité qui ne tient place dans l'existence qu'une fois exprimée. Elle se manifestait tant, dans ces instants de rêveries en ineffable et incommunicable évidence, qu'elle tord le ventre en s'affublant d'un quelconque chiffon de véracité. Est-ce psychologique ? Ou juste idiot ? Il y a l'écho, ce retour incessant des mots qui ont été offerts. Il est doux. Mais le silence règne toujours, il est la trame du retentissement de chaque phonème. Il est la condition. Rien ne sert de l'ignorer, il s'irriterait. Un éloignement mal rattrapé, un trou pas très bien obstrué ou juste une cavité négligé lors de primes entreprises ?! Les minutes ultimes semblent lointaines, estompées, volées, converties par le vrai en chimères, réduites en tas de doutes par des temps de longues réflexions non voulues ! Une clôture du spectacle est facilement imaginable, ce serait parsemé de lâcheté et d'égoïsme. Nul n'est parfait. C'est un beau prétexte, cela collaborerait au projet de mise en évidence du silence et de mise à l'écart du son. Ce serait tellement facile, tellement répréhensible, tellement bas. La douleur serait vraie, les ballades à travers les cités feraient défaut, les frôlements dans la pénombre s'effaceraient, les effleurements autour d'une table ronde manqueraient. Non ! Ce n'est pas praticable. On dépérirait !

l Earlimart - Bloody Nose

# Posté le lundi 22 septembre 2008 19:43

Modifié le lundi 22 septembre 2008 19:57

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Il suffisait donc d'une ondée. Violente, assommante, puissante, au contact du sol, elle devenait odorante, étouffante, grisante. L'air s'alourdissait, se chargeant de poussière et de poudre, il se densifiait, devenait blessant, accablant et même insolent. Il réveillait ce jour-là, ce que tu avais mis tant de nuits à endormir.
Par la fenêtre, le déluge se poursuit, les âmes fuient, le ciel gris grogne, les arbres dansent et se cognent, puis s'embrassent, se frôlent, se meurtrissent ... Tu sens le froid, il est ailleurs, il n'est pas doux, caressant ou câlin ... Ce n'est pas la fraîcheur. Ne te méprends surtout pas !...C'est toi !... C'est au fond, c'est béant, gigantesque, étriqué, infime, effrayant et un tantinet rassurant. C'est plein et vide à la fois, c'est saupoudrée d'onction hypocrite, c'est lumineux, saillant, comme c'est sinistre, malin.
Tu es fort, ton corps est solide, tes mains plus hardies, ton regard est avisé, ta tête est toute à toi. Tu te serais bien battu, bien défendu en ce temps-là ! Tu serais resté, tu aurais pris part à la force. Tu n'aurais pas menti sans vergogne. Tu n'aurais pas vécu en ramassant la mue de chaque créature. Tu te rappelais alors, parce que tu savais, tu connaissais, ou tenais ton esprit au courant. Tu es coupable. Tu avais du mal à fermer les yeux, c'est comme en ce moment, quand tu ne veux plus baisser les rideaux, fermer les paupières, entendre la musique en arrière-fond s'éteindre en se faisant engloutir par le silence. Les croix sur les fenêtres s'éloignant tu regardais souvent. La porte se fermant, sur un ton grinçant et peu commode faisait frétiller la chair de ton dos. Tu toussais, fredonnais, sifflotais parce que le son de ta voix était ce qui te restait de plus concret. Tu continuais, tu continues à regarder par la fenêtre, à vivre tout en mourant. Tu attendais, tu attends le clou du spectacle, pour enfin l'écrire, le vulgariser grâce à cette petite conversion au noir sur blanc et l'oublier pour de bon ...

l Gorillaz - Kids With Guns

# Posté le mardi 16 septembre 2008 20:48

Modifié le dimanche 23 novembre 2008 13:38

.> MUSIC-ADDICT <

.> MUSIC-ADDICT <
Photo> Alison Mosshart & Jamie Hince (The Kills)

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Am I really disturbed ?

Vert, jaune, bleu ; voilà le ciel, grand, vorace et avide de petites particules insignifiantes qui se déverse sur lui, orange, marron, violet, fluo; il est éblouit par des faisceaux aux illuminations étranges et étourdissantes, puis rouge, blanc, gris, et noir ; il écoute, la musique l'assaille, les mots l'entaillent, la mélodie le traîne et les notes le surprennent. Sa vision hallucine. L'harmonie prismatique couvre ses yeux, sa raison et son organe. Comme roidi par quelque émoi, il demeure figé. Les mots, seuls eux, existent. Ils sont êtres, objets, pensées, images. Ils sont vivants. Ils dansent sur cette sérénade moins électronique qu'acoustique et plus Rock que POP. C'est le temps, la saison, ce début automnal et banal en ce territoire méridional. C'est lui, son livre, son maquis et son amour du bon son.

l Ferraby Lionheart - The Ballad Of Gus And Sam

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 16:21

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 10:39

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< Photo : THE KLAXONS .

Les pages défilent, les phrases s'accumulent, les mots s'amoncellent. Le noir de l'encre coule, couvre et assombrit chaque parcelle de mes idées irrationnelles. Je devrais arrêter de fureter ce livre, de le scruter, de trop m'hasarder entre ces lignes inextricables et truffées de leurres, il ne contient que des choses néfastes et nuisibles à mon esprit, ou plutôt à mon état d'esprit. Je n'y arrive pas ! Ce livre me plaît, il me parle sincèrement et ouvertement, il me rassure sur le passé, sur mes idées, mes choix, mon enfance, ma jeunesse, mon amour pour les choses de la vie. Ce livre me fait mal, me plonge dans d'affreuses et éc½urantes introspections, m'oblige à plonger en moi et à emprunter des chemins scabreux, me pousse à visiter les anciennes images. Ce livre est étonnant, il me fait du bien et il me fait du mal. Il me donne la vie. Je le lis avec avidité, je le dévorerais presque, mais je traîne, j'hésite à le finir. A chaque lecture, c'est une écorchure accompagnée d'une montée infinie d'adrénaline, une mutilation, un plongeant violent et sans retour, un choc électrique qui foudroie mon corps, fait bouillir mon sang, fait suer ma peau... Chaque page s'inscrit en moi par une entaille profonde, par une blessure, si bien que j'y vais lentement, je tarde, je distrais et égaye mon esprit par quelque activité non littéraire. J'ai peur de terminer, de finir, peur de me déshabituer à cette lecture introspective, à ces pages ni trop blanches, ni trop jaunes, à ces mots cinglants et saignants, à cette prose psychotique et préoccupante, à cette vie de papier... Je ne veux pas revenir au réel, pas pour l'instant, l'être ne va pas bien. Je ne peux pas l'aider. Je ne peux pas le secourir. Je ne peux que lui écrire, je ne peux que l'apaiser de mes mots. Je me sens faible, je me sens lâche, et j'en veux à l'être de m'avoir tant happé, de m'avoir tant dépourvu de mon égoïsme, de m'avoir privé de mon indifférence. Je m'inquiète, je m'agite, j'imagine son trouble et j'ai mal. Ce livre m'éponge, me débarrasse et m'acquitte de ces douleurs tout en les exacerbant. Je n'y comprends rien ! C'est peut-être une illusion ou une divagation. C'est comme si l'être est tantôt là, à tourner les pages, à lire avec moi, à orienter mes yeux sur les mots clés, tantôt loin, dans son monde, détaché de moi, pris par ses rêves, par ses tourments. Dans ce livre, j'apprends. Dans ce livre, j'attends. Dans ce livre, je ressens.


l Jackson Waters - Center Of Attention

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 20:52

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 17:53

.En ce moment.

.En ce moment.
J'ai un peu peur depuis quelques temps, une sorte de stresse, de malaise, confondus avec une certaine nervosité accompagnée de maux de tête, et de visions imaginaires représentant des situations quasi impossibles. Elles ne me concernent pas en particulier (les situations) ou du moins, je n'y suis pas le principal acteur. Ce sont des sinuosités, de la pression, de la force, c'est un diapre ; une sorte de mélange de couleurs, de formes, d'idées, de mots, de lumières, telle une ½uvre de Von Gog ou d'un quelconque amateur d'aquarelle (Von Gog serait vexé sans doute de voir son nom employé aussi gauchement dans une telle phrase !). Il y est une détresse, un oublie de ce qui est tenu pour important, je dirais même de l'humour noir. Mais je ne peux les décrire davantage, elles m'effraient, et leur donner un contour palpable à l'aide de mes mots serait mon coup de grâce. Elles me font peur (les visions), elles me réduisent, elles ébranlent ma fierté de jeune homme de 20ans, amoureux et heureux capable de tenir tête à la vie et qui ne vise qu'à mordre à pleines dents l'instant présent afin d'en jouir sans trop se figurer l'avenir. Oui, c'est vraiment pitoyable, même misérable. Je suis avec l'être, nous avons commis l'erreur juvénile de nous dire les mots, vous savez, mais oui vous les savez mieux que moi, car vous les avez dit, ou vous vous êtes imaginés les disant à il ou elle, peut-être à eux et elles ! Peu importe, l'être et moi sommes liés, et j'aime cela, je ne regrette point cet état des choses entre nous. L'être et moi écrivons chacun deux histoires différentes, elles sont tantôt à propos de moi, tantôt à propos de lui. Cela constitue même un équilibre, car elles se rejoignent chacune à des moments précis, des moments définis par nous comme « instants d'éternité ». Nous vivons de cela en fait, nous alimentons le ventre de la bête qui nous tient enserrés dans ses tentacules au moyen de ces instants sporadiques et éparpillés tout le long du fleuve des jour passant.
Oui, nous nous convenons l'un à l'autre, nous nous apprécions ainsi. Tandis que d'autres ont le plaisir de s'aimer chaque jour, nous, on a le privilège de s'aimer un instant d'éternité, puis de nous imaginer en train de nous aimer le temps restant. Cela nous ressemble, nous sommes trop « professionnels » comme dirait l'être ou le vide physique nous tiens disciplinés sans doute dans nos sentiments,... ou est-ce-là plutôt une tentative pathétique de me convaincre que je suis bien ? ... En fait je n'en sais rien. Je sais uniquement que j'ai la peur au ventre, elle me mange les entrailles, dévore ma chair, ma peau, monte au cerveau, le trouble, l'hypnotise puis l'endors, heureusement pour moi, elle est un peu faiblarde aussi, car elle n'ose s'approcher de mon organe, il la brûlerait instantanément, l'être y a déposé beaucoup de lui lors de notre dernière entrevue, si bien que la peur ne s'y hasarde plus, elle ne se contente que du reste, elle me connaît et elle sait ... elle sait que quand je me donne, c'est vraiment.


l Coldplay - A Message

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 20:12

Modifié le samedi 13 juin 2009 18:20